EXCEPTIONNELLE DISPERSION DE LA COLLECTION FRANCOIS MUTTERER

Collection François Mutterer
Un spectaculaire musée/cabinet de curiosités !

 
Fasciné dès son plus jeune âge par les sciences naturelles que sont la géologie et la paléontologie, François Mutterer
(1951-2015) aura consacré plusieurs décennies de sa vie à constituer ce musée/cabinet de curiosités. Une passion
dans laquelle il s'investit pleinement, tout en menant en parallèle, une brillante carrière notamment d'architecte,
scénographe, muséographe, créateur d'affiches, maquettiste de plaquettes, de catalogues d'exposition, de livres….
Des activités multiples qu'il aborde de façon atypique et dans lesquelles, il excelle.
Formé aux Beaux-Arts de Paris, il est, en effet, tour à tour graphiste pour l’Institut Français d’Architecture, celui de
l’Architecture d’Aujourd’hui, des éditions Mardaga, et de nombreuses autres publications, illustrateur de bandes
dessinées (dont notamment l’album Carpet’s Bazaar, paru chez Futuropolis), scénographe et responsable de
signalétiques didactiques (il travaillera, entre autres, pour le musée de l’Arles antique, celui de l’historial de Péronne,
et des musées d’Histoire et des Sciences naturelles de Luxembourg) donnant ainsi libre cours à sa créativité. Ce qui
l’amènera tout naturellement à réaliser, à partir de 2005, ses sculptures Tout d’un bloc, alliant art contemporain et
vestige du passé ainsi qu’objets d’aujourd’hui et dont certains seront exposés à la Galerie Vallois, rue de Seine à
Paris.
Curieux de tout et collectionneur dans l’âme -ne récoltait-il pas, enfant, de petits cailloux dans l'allée de sa maison
familiale de Mulhouse ? -, François Mutterer va donc constituer au fil des années ce qui ne tardera pas à devenir une
remarquable collection de coquillages, fossiles, minéraux et outils préhistoriques qu’il nous est permis de découvrir
lors de cette vente aux enchères organisée par Copages Auction Drouot.
Parmi les pièces présentées, il convient de citer notamment des poissons fossiles, trilobites, dents et oeufs de
dinosaures dont deux nids d’oeufs de dinosaures de Chine mais aussi des dents de requin (Khouribga, Maroc), des
ammonites (Thouars, Deux-Sèvres), des oursins (plage de Pharos, Cyclades), ainsi que des gastéropodes du miocène
trouvés en France, de même que de nombreuses autres pièces émanant d'importants gisements français et
étrangers dans le domaine de la paléontologie et de la minéralogie.
Les amateurs et collectionneurs pourront également découvrir une mâchoire de Mammouth, une vertèbre et un
osselet interne de baleine, de nombreux minéraux, coquillages, de très beaux spécimens d’ambre comportant
notamment des animaux (des insectes -dont abeilles- et même un magnifique lézard de 8 cm, âgé de deux millions
d’années), des crânes d'animaux, des empreintes de pas de dinosaures et d’enfant préhistorique, une étoile des
mers (Astropecten martis, plaque exceptionnelle de ce gisement de Boulogne sur mer, datant du jurassique).
C'est donc un homme de talents mais aussi de passions, tant sur le plan professionnel que privé qui aura consacré sa
vie entière à rechercher les pièces les plus rares, faisant ainsi de sa demeure, la Villa Blanchette située à Fournival,
un authentique petit musée privé auquel seuls quelques amis privilégiés avaient jusqu'ici accès. Une collection qui
sera présentée au public pour la première fois le 16 novembre prochain à Drouot-Richelieu.
Préface de l’exposition rétrospective de l’oeuvre de François Mutterer
Jusqu’au 27 octobre 2018
Blocs, photographies, affiches, livres
A la Médiathèque Anne Frank, Place Théron
60130 Saint-Just-en-Chaussée
1990, l'année de l'achat de la Villa Blanchette à Fournival marque pour François la naissance d'une nouvelle passion
le jardinage et la botanique ; c'est là aussi qu’il renoue avec sa fascination pour les collections. Au cours de son
enfance mulhousienne, déjà il rassemblait, alignait, ordonnait les petits cailloux de la cour de la maison familiale. Les
bourses aux fossiles de la mairie de Saint-Just-en-Chaussée font renaître cette passion enfantine. Au fil des années, il
constitue un spectaculaire musée/cabinet de curiosités, en achetant fossiles cosmiques, marins, terrestres,
végétaux, mais aussi en les pistant dans les champs et les bords de mer des alentours ou encore en tamisant le sable
avec son ami Gaël de Ploëg qui détecte en 1994 l'existence jusqu'alors improbable d'un énorme gisement d'ambre
dans une carrière de l’Oise.
Encyclopédiste, athée, darwiniste, François tient à distance la courte histoire des hommes dont la violence,
l'ignorance et l'orgueil le rendent morose. En revanche, les millions d'années de l'histoire du monde et de la vie, ses
mystères, l'esthétique et la diversité de ses formes l’émerveillent : il s'en fait volontiers « le passeur », chez lui
auprès des amis, des voisins, des curieux venus l'écouter dans son musée ou en peignant des séries de fruits, de
légumes, de taches colorées aux variations infimes et captivantes.
De 1969 à 1978, à l'Ecole des Beaux-arts de Paris, l'étudiant en architecture s’immerge dans les arts plastiques, la
photographie, le dessin animé, la typographie et la mise en pages. Ces techniques, ces outils réorientent son destin.
L’architecte diplômé ne construira pas, mais développera l’art de montrer, d’expliquer l’architecture, de la rendre
lisible et accessible au plus grand nombre. Tout d’abord dans les Conseils d'architecture, d'urbanisme et de
l'environnement de l'Oise et de l’Essonne, puis dans l’effervescent département Communications de l'Institut
français d'architecture (1982-1988), que dirigeait alors François Chaslin, et enfin dans sa grande agence, le Studio
François Mutterer, qu'il crée en solo en 1988 avant de s'associer avec Brigitte Leroy (1991-2005). Créateur d'affiches,
maquettiste de plaquettes, de catalogues d'exposition, de livres (400 au total !), François sera aussi scénographe
d'expositions, muséographe, responsable de signalétiques didactiques, auteur de logos, de Chartres graphiques, de
Flip-books et même d'une bande dessinée, chargé de cours, enfin, à l'Ecole nationale des Beaux-arts, à l'institut de
géographie, à Studio Créa.
Il se dit graphiste, se sent proche de l'artisanat, des savoir-faire, des métiers : « Je ne m’efforce pas d’inventer des
formes, des combinaisons nouvelles, la priorité est de découvrir une forme nécessaire et utile et, dans un deuxième
temps, une forme nouvelle. L'attention doit être portée sur le contenu, non pas sur l'expression artistique de soi ».
Discret, minimaliste, convaincant efficace : ses maîtres-mots de l'époque.
2005, François s’installe à Fournival, revient aux noeuds de ses obsessions, invente ses Blocs, noie dans le béton les
traces fossiles ou contemporaine de notre monde – ammonites, turritelles, grillage rouillé du jardin, bouts de métal
trouvés au détecteur dans les champs - puis les dégage, les faits et réapparaître, les libère.
Le format (un triangle d'un mètre carré), la grille de lecture (cent cadres juxtaposés homothétiques au format) sont
les mêmes dans ses Blocs-photos, où non plus en volume mais en surface, il saisit d'autres traces du temps, fait
apparaître son obstination et sa versatilité en superposant plusieurs instants éphémères : ondulations du sable sous
l'effet d'une vague, nuées, blés mûrs et moissonnés, maïs trouant la terre.
 
Vente vendredi 16 novembre 2018 à 14h
Drouot-Richelieu – 75009 Paris
COLLECTION FRANCOIS MUTTERER
Expositions publiques à Drouot-Richelieu
9 rue Drouot – 75009 Paris
Jeudi 15 novembre de 11H à 21H
Vendredi 16 novembre de 11H à 12H
Experts :
Alain et Louis CARION
carional@wanadoo.fr
Contact presse : Isabelle de Puysegur
Tel/Fax: 33(0) 1 45 49 17 97
i.puysegur@wanadoo.fr
COPAGES AUCTION DROUOT
Patricia Casini-Vitalis
Commissaire-priseur
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